un autre monde

Véronique Béland • Yoan Beliard • aBdelkader Benchamma
edouard BouBat • céleste Boursier-mougenot • markus Brunetti
lucien clergue • YVes gellie • Jean gourmelin • ann guillaume
martin gusinde • magdalena JeteloVá • coreY mccorkle • moeBius
Jean-michel othoniel • adrian Paci • Bertrand Planes & arnauld colcomB
Jim shaw • marJolaine sirieix & adrien Beau

Commissaire de l’exposition : JEAN-FRANCOIS SANZ

Coordination / suivi de production : EMMA CHARRIN

LES FLEURS DE L’INVISIBLE // L’ARBRE VISIONNAIRE

ART ORIENTÉ OBJET • BASSERODE • PHILIPPE DELOISON • CHARLEY CASE
CÉLINE CLÉRON • AURÉLIE DUBOIS • JEAN-LUC FAVÉRO • gAËLLE FORAY
vidYA GASTALDON • JULIE LEGRAND • MYRIAM MECHITA • JEAN-XAVIER RENAUD
LIONEL SABATTé • ERIK SAMAKH • Téruhisa suzuki • OLIVIER RAUD

Commissaire : PASCAL PIQUE - le Musée de l’Invisible

un autre monde
télécharger le livret de l'exposition
" À l’échelle du cosmique,
seul le fantastique
a des chances d’être vrai. "

Ce postulat énoncé par Teilhard de Chardin au milieu du XXe siècle constitue une excellente entrée en matière pour accéder à cet autre monde, niché à l’intérieur de notre monde, auquel le titre de ce projet atypique fait référence.

Un autre monde (((dans notre monde))) questionne en effet tous azimuts de nombreux secteurs de la connaissance, aux frontières de la science, de la tradition, du fantastique, de la sciencefiction et infine... du réel. Il réactive une quête de savoir visant à dépasser l’apparente contradiction entre matérialisme et spiritualisme, aux croisements de l’art et de la technologie, de l’alchimie et de l’anthropologie, de l’ésotérisme et de la physique quantique, de l’avéré et de l’imaginaire...

moebius

Moebius, Le chasseur déprime, 2007
Dessins et mises en couleur numérique © Moebius Production

shop t-shirts d'artistes

Le realisme
FantaStiQUe,
moUvement maJeUr
de la
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contre-cULtUre
des 60'S

Louis Pauwels et Jacques Bergier, © Collection personnelle Jacques Mousseau / Orbs, l’autre Planète, 2015

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" La science moderne nous apprend
qu’il y a derrière du visible simple,
de l’invisible compliqué. "

L. Pauwels & J. Bergier, Le matin des magiciens

Durant toutes les années 1960 et une bonne partie des années 1970, se développa en France un phénomène éditorial et culturel sans précédent le réalisme fantastique. Sorte de petit frère mutant du surréalisme, dont il a hérité le caractère avant-gardiste, ce mouvement va engendrer en quelques années une véritable culture de masse, à la fois populaire et savante.

Succès de librairie retentissant dès sa sortie, le livre de Louis Pauwels et Jacques Bergier, – sous-titré Introduction au réalisme fantastique – fut traduit en plusieurs langues et relayé de 1961 à 1968 par la revue Planète, créée dans la foulée par ses auteurs (et elle aussi adaptée en différentes versions étrangères) afin de répondre à la demande et aux questions d’un lectorat nombreux et avide de découvertes, mais aussi aux divers détracteurs des thèses exposées dans Le matin des magiciens.








Pendant près de deux décennies, le mouvement suscita en effet l’hydre de l’Union rationaliste et agita le Landerneau culturel hexagonal, mais aussi dans une large mesure international, incitant des personnalités telles qu’Edgar Morin, Umberto Eco, Henri Laborit ou Rémy Chauvin à se pencher sur la question, et parfois à prendre position, pour ou contre selon les cas. Dans le même temps, la revue Planète pouvait quant à elle se prévaloir de publier des auteurs aussi prestigieux que Jorge Luis Borges, H. P. Lovecraft, Federico Fellini ou René Alleau.

Pour synthétiser son propos, on peut dire que le réalisme fantastique consiste à débusquer le fantastique au cœur même du réel, et non à travers tel ou tel phénomène prétendument surnaturel. Il s’agit d’une démarche basée sur la rationalité qui nécessite néanmoins une certaine ouverture d’esprit – une forme d’éveil –, et qui préconise la méfiance envers toute forme de dogmatisme. Elle repose sur le constat que plus les sciences et la connaissance progressent, plus on prend conscience que la réalité elle-même est tout bonnement fantastique. Elle met également en lumière le fait que la fiction nourrit, inspire et in fluence souvent le réel, tout en l’informant par antici- pation sur ses devenirs potentiels.

Le réalisme fantastique établit ainsi des rapprochements inattendus, saisissants et féconds, entre des champs d’étude a priori fort éloignés. Il s’intéresse, suivant l’exemple de l’écrivain « scribe des miracles » Charles Fort, aux cas laissés de côté par la science officielle (phénomène insolites, anomalies scientifiques, faits inexpliqués, etc.), mais il investigue aussi l’histoire secrète du XX siècle et la possible influence de l’occultisme sur son déroulement tragique, il enquête sur les pouvoirs encore inexplorés du cerveau et de l’esprit humain en perpétuelle mutation. Il établit des parallèles édi ants entre les enseignements issus de civilisations disparues ou de la tradition alchimique et les avancées les plus récentes de la science de son époque...

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Adrian Paci, Per Speculum, 2006, film 35mm, Courtesy of the artist and Kaufmann repetto, Milano/New York

Un ProJet
tranSverSaL et
interdiSciPLinaire
Une sélection d’archives, de documents inédits et d’œuvres d’artistes contemporains faisant écho de diverses manières aux problématiques du réalisme fantastique est présentée à la galerie du jour, parallèlement à un cycle de rencontres / tables rondes / conférences / performances / ateliers à la Maison de la poésie et au Centre Wallonie-Bruxelles. L’enjeu étant d’initier un dialogue à la fois constructif, prospectif et accessible entre des auteurs et des chercheurs issus de différentes spécialités autour des thèmes traités dans l’ouvrage / la revue, et de leurs réactualisations à l’époque contemporaine.
Un Point de vUe a La FoiS
retroSPectiF et ProSPectiF

Le projet s’articule autour de deux axes de réflexion. Le premier, rétrospectif et critique, vise à analyser le réalisme fantastique en tant que phénomène de société, et à identifier les différentes formes de sa postérité dans la culture populaire et la création contemporaine. L’enjeu, de ce point de vue, est de remettre en lumière ce mouve- ment, aujourd’hui largement occulté – bien que son onde de choc et son influence sous-terraine soient encore tout- à-fait perceptibles dans de multiples domaines à l’heure actuelle. Il s’agit donc de souligner ce qu’il pouvait avoir de pertinent, de précurseur et de visionnaire à son époque, tout en menant une réflexion critique qui pointe ses manques, ses ambiguïtés, ses failles et dérives.

En effet, indépendamment des évolutions et prises de positions pour le moins discutables – à divers égards – que l’on peut déplorer dans les parcours respectifs de ses auteurs, ultérieurement à leur collaboration (qui prit fin vers 1972), Le matin des magiciens, et par extension le mouvement Planète, ont eu une importance fonda- mentale sur l’évolution des mentalités, l’ouverture d’esprit et l’appétit pour la connaissance de plusieurs générations de lecteurs. Certains auteurs avancent même la thèse selon laquelle le courant contre-culturel majeur qu’il a initié, aurait, de par sa capacité à booster les imaginaires et la curiosité du grand public, ainsi que sa propension à mettre en doute certains dogmes et à encourager une forme d’éducation populaire (via les conférences et ateliers Planète notamment), préparé à la fois le terrain et les esprits aux événements de mai 68. A ces divers titres, il parait nécessaire autant que légitime de lui porter l’attention et le regard rétrospectifs qu’il mérite. Le second axe de réflexion qui sous-tend le projet Un autre monde (((dans notre monde))) est quant à lui de nature prospective, expérimentale, et s’appuie sur la volonté de réactiver, en 2016, l’approche proposée par le réalisme fantastique, en la réactualisant à l’aune des avancées techno-scientifiques récentes et des problématiques contemporaines,

à travers une démarche transversale qui ne se limite pas aux cadres restrictifs de la pensée dominante.

Cela nous amènera à questionner, entre autres, les concepts de singularité, d’intelligence artificielle, de transhumanisme, mais aussi la notion d’anthropocène ou les avancées les plus récentes des neurosciences et de la physique de l’information (capacités du cerveau humain, nature de la conscience...), ou encore notre rapport à la magie et à la tradition, ainsi qu’à certaines manifestations contemporaines des cultures de l’Invisible et de l’art médiumnique.

lucien clergue

Lucien Clergue, Le mannequin du chiffonnier, La tête au criquet, Arles,1956, tirage argentique, courtesy Atelier Lucien Clergue, Arles.

LA COLLABORATION AVEC
LE MUSEE DE
L’INVISIBLE

Un autre monde (((dans notre monde))) présente plusieurs projets expérimentaux sur proposition du Musée de l’Invisible et de Pascal Pique, avec deux accrochages au sein de l’exposition, une semaine d’initiation à l’éveil à l’arbre, et une table ronde arts & médiumnités :

A l’espace Découverte de la librairie

L’exposition Les fleurs de l’Invisible, arts et médiumnités rassemble des artistes concernés à divers degrés par l’Invisible. Certaines œuvres ont été choisies en résonnance à la médiumnité, d’autres ont été conçues à partir de processus visionnaires spécifiques. Cette préfiguration du département Arts & Médiumnités du Musée de l’Invisible est dédiée à Michèle Riffard, (doyenne des médiums françaises disparue en 2014, en lien avec la sortie d’un livre d’entretiens coédité avec les éditions JMG).

Au sein de l’exposition à la galerie

Le mur de l’Arbre visionnaire, associe la création d’œuvres à une pratique de l’Invisible : l’éveil à l’arbre. Cette expérience conduite en simultané avec le Centre d’art contemporain de Lacoux, est une première et une étape importante du Manifeste de l’arbre. Les artistes sont invités à proposer des œuvres favorisant le contact à l’arbre, ou à restituer eux même les sensations, les perceptions voire les visions qu’ils ont pu expérimenter au contact des végétaux.

Initiation à l’éveil à l’arbre avec Pierre Capelle au Jardin des Tuileries.

Dans le prolongement du mur de l’Arbre visionnaire, l’arbologue Pierre Capelle propose un atelier d’éveil à l’arbre en contexte urbain. L’éveil à l’arbre consiste à entrer en contact avec l’arbre en établissant un rapport tactile spécifique à son tronc ou ses branches et à lâcher prise comme lors d’une séance de méditation. Guérisseur dans la vallée du lot, Pierre Capelle accompagne depuis une vingtaine d’années certains de ses patients à travers cette pratique de reconnexion.

Atelier du 26 juin au 3 juillet de 9 h à 19 h
Renseignement et Inscription : galerie du jour agnès b. et Le Musée de l’Invisible.

Le Musée de l’Invisible propose également une table ronde Poétiques de l’Invisible - premières Rencontres Art & Médiumnités, samedi 2 juillet à la Maison de la poésie à 15h.

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Art Orienté Objet, Les tambours apotropaïques, ou la machine à conjurer la fin du monde, 1994-2014
Résilience, Matériaux mixtes : tambours de bois, tissu, broderie, dispositifs lumineux, Ø 30 cm
jetelova
programme des évènements
un autre monde
(((DANS NOTRE MONDE)))

9 juin / 19 h / Maison de la poésie
Le réalisme fantastique, un mouvement majeur de la contre-culture
tarif : 5€ / adhérents : gratuit

boubat
Edouard Boubat, Sans Titre, Paris, 1948, tirage argentique

Table ronde avec : Joseph Altairac (critique, essayiste, spécialiste de la science-fiction) Damien Karbovnik (universitaire, spécialiste de l’ésotérisme contemporain) Charles-Maxence Layet (journa- liste scientifique, fondateur de la revue Orbs, l’autre Planète) Jean-Luc Rivera (auteur et journaliste, spécialiste des énigmes et phénomènes fortéens). Modération : Jean-François Sanz et Farid Lozès

A travers l’histoire du Matin des magiciens et de la revue Planète, nos intervenants reviendront au cours de cette

soirée sur l’incroyable phénomène éditorial et culturel que fut le réalisme fantastique dans les années 1960 / 1970, tâchant, à travers quelques anecdotes et exemples par- lants de nous faire saisir ses caractéristiques essentielles, ce qui fit son originalité et sa dimensions visionnaire. Ils analyseront l’influence de ce mouvement sur la culture populaire, les sous-cultures et la création contemporaine. Ils questionneront également sa paradoxale occultation à l’époque actuelle – époque dans laquelle les thématiques mises en lumière voici un demi-siècle par ce mouvement sont pourtant omniprésentes...







14 juin /18h30 / galerie du jour agnès b.
Rencontre avec Patrick Burensteinas
entrée libre sur réservation : jour@agnesb.fr

En amont de sa conférence, Patrick Burensteinas décryptera et commentera pour le public certaines œuvres et ouvrages alchimiques anciens présentés dans l’exposition Un autre monde (((dans notre monde))).

14 juin / 20h / Centre Wallonie-Bruxelles
Conférence alchimique
avec Patrick Burensteinas
entrée libre sur réservation : reservation@cwb.fr

Au début des 60’s, le succès du réalisme fantastique a remis au goût du jour les mystères de l’Alchimie, discipline hermétique qui vise la transmutation de la matière (entendez « l’âme-à-tiers ») autant que celle de l’esprit de l’expérimentateur. En stimulant l’imagination de leurs contemporains envers ces secrets ancestraux, oubliés et négligés par la modernité, Pauwels et Bergier n’avaient-ils pas eux-mêmes opéré une sorte de transmutation des consciences ? Au cœur du mystère il y eut notamment deux ouvrages mythiques, Le mystère des cathédrales et Les demeures philosophales, parus au début du XXème siècle et signés par un certain Fulcanelli, pseudonyme dont personne n’a encore officiellement réussi à percer l’identité... Personne, sauf peut-être Patrick Burensteinas, alchimiste de son état présent, physicien de son état précédent. Il viendra nous parler d’alchimie en proposant une grille de lecture hermétique du Matin des magiciens et de la revue Planète, maniant comme personne la langue des oiseaux – cet art de trouver des significations cachées dans les mots, dont usent les initiés pour communiquer des secrets à travers leurs œuvres artistiques (comme par exemple Hergé dont il sera également question). Patrick Burensteinas nous révélera-t-il qui était vraiment Fulcanelli ?! Rien n’est moins sûr mais on peut en revanche compter sur lui pour nous faire prendre conscience de cette réalité toute alchimique : il y a bien un autre monde (((dans notre monde))) !







16 juin / 19h / agnès b. activités
Transhumanisme, intelligence artificielle,
singularité et anthropocène...
L’humanité a-t-elle une fin ?
entrée libre sur réservation : jour@agnesb.fr

yves
Yves Gellie, Geminoid, Japan, ATR, 2009 tirage argentique

Table ronde avec : Manuela de Barros (philosophe et théoricienne de l’art, Directrice du département arts plastiques à Paris 8, auteure de Magie et Technologie / Editions Supernova, 2015) Laurence Devillers (chercheuse au Limsi, CNRS, spécialiste de l’interaction Homme-Machine et de la robotique affective) Olivier Nerot (porte-parole de l’Association Française Transhumaniste - Technoprog et fondateur de la galerie d’Art Digital H+), Laurent Courau (blogueur, explorateur des subcultures contemporaines, auteur de «Manuel de survie pour un monde au bord du chaos ») Annick Bureaud (critique d’art, commissaire d’exposition et chercheuse dans le champ de l’art et des technosciences, de l’art biologique et de de l’art spatial) Raphaël Stevens (sous réserve), cofondateur du bureau de consultance Greenloop, expert en résilience des systèmes socio-écologiques et co-auteur de « Comment tout peut s’effondrer » / Seuil, 2015).

L’essor des machines pensantes plonge l’évolution humaine dans une fuite en avant existentielle. L’automatisation accélère à une cadence sans précédent, la société se transforme, les crises de toutes natures s’additionnent et les puissances potentiellement délétères prospèrent malgré une prise de conscience – encore trop timide – des dangers qu’elles font encourir... Raréfaction des ressources, internet des objets, mesure de soi, biologie de synthèse, intelligences artificielles... Notre avenir semble devoir être exponentiel ou ne pas être.

Table ronde co organisée avec le revue Orbs, à l’occasion du lancement du numéro 5. et à la fin de la liste des intervenants de cet événement, il faut ajouter cette mention : modération : Charles-Maxence Layet (fondateur de la revue Orbs).

Les mutations actuelles de la condition humaine, sociale et biologique, s’accompagnent d’une emprise environnementale jamais vue, d’une ampleur géologique. Les plus enthousiastes promettent des lendemains singuliers et affranchis de toutes contraintes, les plus pessimistes évoquent quant à eux des perspectives proprement apocalyptiques. Idéologie, fantasme, croyances individuelle ou utopie techno-industrielle... de quoi, demain, serons-nous faits ? Quels sont les composants de cette nouvelle ère mythique ? Faut-il poser des limites à la convergence des nano, bio, info et neuro technologies ? Quelles sont les formes d’effondrement qui s’annoncent ? Sommes- nous en passe d’être dépassés ? Autant de balises à cette soirée prospective et plurielle, résolument ou- verte sur notre rapport au monde, à ces autres mondes (((dans notre monde))).

A l’occasion de cet événement sont aussi prévus dans la foulée des débats, le lancement et la signature du numéro 5 de la revue Orbs, l’autre Planète.

23 juin / 18h / galerie du jour agnès b.
Rencontre avec Véronique Béland autour de son installation This is Major Tom to Ground Control et présentation de la publi- cation Le vide de la distance n’est nulle part ailleurs, aux éditions Sun/Sun.
entrée libre sur réservation : jour@agnesb.fr

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Véronique Béland, This is Major Tom to Ground Control, 2012, (Le Fresnoy) © Olivier Anselot

Cette publication a pour origine l’installation de Véronique Béland This Is Major Tom To Ground Control qui est présentée (pour la 1ère fois à Paris) à l’entrée de l'exposition.

Le principe du dispositif est de capter les ondes cosmiques, en collaboration avec l’Observatoire de Paris, et de les traduire en mots, en fragments de phrases, au moyen d’un générateur de texte aléatoire qui puise dans un corpus «appris» par le logiciel – cette banque de donnée textuelle allant de simples pages Wikipédia à des livres entiers de philosophie. La teneur du discours généré par ces « voix du cosmos » varie en fonction de l’orientation des paraboles qui captent les ondes, et cette « poésie spatiale » est dite en temps réel par une voix de synthèse et retranscrite sur une imprimante matricielle au fur et à mesure. Le livre Le vide de la distance n’est nulle part ailleurs rassemble une sélection des meilleurs fragments de ce discours cosmique. Cet événement sera également l’occasion d’une rencontre avec l’artiste ainsi qu’avec les scientifiques et programmeurs qui ont collaboré à l’élaboration de l’installation.







30 juin / 20h / Centre Wallonie-Bruxelles
Perceptions, nature de la conscience
et représentations de l’Etrange :
comment la fiction nourrit le réel
et réciproquement
entrée libre sur réservation : reservation@cwb.fr

Table ronde avec : Bertrand Méheust (docteur en sociologie, rattaché au CNRS, il mène une réflexion épistémologique sur les tabous de la connaissance) Abdelkader Benchamma (artiste contemporain dont les travaux récents interrogent la représentation de phénomènes imperceptibles et/ou inexpliqués) Ewen Chardronnet (artiste, curator, journaliste, membre émérite de l’association des Astronautes Autonomes et auteur de Mojave épiphanie / Editions Inculte, 2016). Modération : Jean-François Sanz et Farid Lozès (concepteurs de l’événement)

 

Est-ce une coïncidence si certains phénomènes celestes étranges observés aujourd’hui ressemblent à ce que les auteurs de science-fiction avaient imaginé par le passé ? Si les récits folkloriques d’antan présentent des similitudes troublantes avec les témoignages d’ex- périences paranormales vécues par certains de nos contemporains ? Les récits fantastiques s’inspirent- ils du réel, ou est-ce l’inverse ? Un lien subtil semble exister entre les zones inexplorées de notre inconscient collectif et l’engouement pour le paranormal qui se manifeste à travers la culture populaire et la création contemporaine. Les synchronicités et les coïncidences ont-elles un message à nous délivrer sur la nature de la conscience ? Nous n’avons pas (encore) de réponses à ces questions, mais nos invités vont nous proposer quelques pistes de réflexion pour tenter d’en esquisser, et ainsi nous convaincre d’une des seules choses qui soient certaines à leurs yeux : il existe bien Un autre monde (((dans notre monde))) !

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Abdelkader Benchamma, The Battle Of L.A., 2015 Fusain et encre sur papier, Courtesy galerie du jour

2 juillet / 15 h / Maison de la poésie
Poétiques de l’Invisible -
Premières rencontres Art & Médiumnités
du Musée de l’invisible
tarif : 5€ / adhérents : gratuit

Table ronde avec : Philippe Deloison (artiste) Marion Laval-Jeantet (artiste et sociologue)

Père François Brune (théologien) Myriam Mechita (artiste) et Sébastien Bras (hypnotiseur) Dominique Lestel (philosophe éthologue) - sous réserve. Mario Varvoglis (Directeur de l’Institut Métapsychique International). Modération : Pascal Pique (fondateur du Musée de l’Invisible).

un autre monde
Charley Case, Décollage (à Michèle Riffard), 2015 Fixé sous verre

L’Invisible est de retour. Un nombre croissant d’artistes, d’auteurs et d‘expositions questionnent certaines réalités méconnues de l’art. Telles que les perceptions extrasensorielles, l’hypnose, la médiumnité, la voyance, la télépathie etc. Autant de formes étendues de la conscience et de la mémoire que l’art et la poésie nous permettent de percevoir. Et parfois même d’expérimenter. Depuis 2014, le Musée de l’Invisible s’attache à revoir et à repenser la relation entre art et Invisible en initiant de nouvelles triangulations entre l’approche rationnelle et scientifique, la création artistique et les cultures de l’Invisible. Ces premières rencontres Art & Médiumnités consacrées aux poétiques de l’Invisible ont pour objectif de réunir des artistes et des penseurs concernés par ces phénomènes. Elles sont dédiées à Michèle Riffard, doyenne des médiums française dis- parue en 2014, à l’occasion de la sortie du livre et de l’exposition éponyme qui lui sont consacrés, Les fleurs de l’Invisible, co-édité par les Editions du Temps Pré- sent et le Musée de l’Invisible dans le cadre du projet Un autre monde (((dans notre monde))).

calendrier des évènements

jeudi 2 juin 18h à 21h galerie du jour
vernissage de l’exposition
44 rue Quincampoix, Paris 4e
entrée libre

jeudi 9 juin 19 h Maison de la poésie
Le réalisme fantastique,
un mouvement majeur
de la contre-culture
157 Rue Saint-Martin, Paris 3e
tarif : 5€ / adhérents : gratuit

mardi 14 juin 18h30 galerie du jour
Rencontre avec Patrick Burensteinas
44 rue Quincampoix, Paris 4e
entrée libre

mardi 14 juin 20h
Centre Wallonie-Bruxelles
Conférence alchimique
avec Patrick Burensteinas
44 rue Quincampoix, Paris 4e
entrée libre sur réservation : reservation@cwb.fr

jeudi 16 juin 19h agnès b. activités
Transhumanisme, intelligence
artificielle, singularité et anthropocène...
L’humanité a-t-elle une fin ?
17 rue Dieu, Paris 10e
Table ronde co organisée avec le revue Orbs, à l’occasion du lancement du numéro 5.
modération : Charles-Maxence Layet (fondateur de la revue Orbs).
entrée libre sur réservation : jour@agnesb.fr

jeudi 23 juin 18h galerie du jour
Lancement et signature de la publication
Le vide de la distance n’est nulle part
ailleurs de Véronique Béland
aux éditions Sun/Sun.
44 rue Quincampoix, Paris 4e
entrée libre sur réservation : jour@agnesb.fr

jeudi 30 juin 20h
Centre Wallonie-Bruxelles
Perceptions, nature de la conscience
et représentations de l’Etrange : comment
la fiction nourrit le réel et réciproquement
44 rue Quincampoix, Paris 4e
entrée libre sur réservation : reservation@cwb.fr

samedi 2 juillet 15 h Maison de la poésie
Poétiques de l’Invisible - Premières
rencontres Art & Médiumnités
du Musée de l’invisible
157 Rue Saint-Martin, Paris 3e
tarif : 5€ / adhérents : gratuit

partenaires
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Markus Brunetti, From the series FACADES, Chartres, Cathédrale Notre-Dame, 2015 Archival Pigment Print © Markus Brunetti, Courtesy Yossi Milo Gallery, New York


un autre monde