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Né à Seattle en 1973, Cleon Peterson grandit au sein d’une famille qui mène une vie de bohème. Gravement asthmatique, il se plonge dans le dessin lors de ses longues hospitalisations puis traine dans la rue avec son frère, le photographe Leigh Ledare. Enfants terribles, ils sont surnommés "Les Rats de l'Avenue". Une jeunesse mouvementée et toxicomane à NYC en a fait le témoin du désordre humain qu’il dépeint aujourd’hui, un fantasme graphique épuré poussant au paroxysme la tension qui se joue au quotidien dans les territoires de pauvreté et de violence urbaine. « Je peins une réalité que tout le monde n'a pas forcément vécue mais qui existe, qui est là dehors. Il y a un genre de vie primaire qui va avec cette misère, c’est ce que j’essaye d’aborder dans mes peintures ».

Graphiste très réputé dans le milieu du skateboard, il intègre en 98 l’équipe californienne des assistants de Shepard Fairey après quelques passages en prison, HP et cure de désintoxication. C’est en 2009 qu’il obtient sa première exposition personnelle à Los Angeles et ne cesse de multiplier les projets depuis.

Pour sa deuxième présentation en France après la réalisation d’une fresque de 50 mètres au Palais de Tokyo en 2014, Cleon Peterson propose au Project Room de la galerie du jour agnès b. l’exposition Disappear into Midnight où des toiles conçues sur mesure pour l’espace plongeront le visiteur dans l’univers oppressant de l’artiste , « ce monde noir que chacun de nous porte en soi » .

Chorégraphie en noir et blanc du corps dans l'affrontement, cauchemar, violence physique et mentale: face au mur et sans recul, Cleon Perterson n'offre ni échappatoire, ni jugement moral sur l'état du monde en crise.



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cleon peterson

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